Controverse sur les Médicaments de la Rue au Sénégal

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Au 2ème jour de l’Université Francophone de Dakar en Promotion de la Santé (UFDPS), s’est tenue dans l’amphithéâtre de l’ENDSS la controverse sur le thème « les médicaments de la rue ». Sous la modération du Dr Amadou BA, cette activité a regroupé tous les participants et pilotes en plus des co-débateurs : Dr Aboubacry SARR, Mr Mahine NDIAYE et Me Massokhna KANE.

En effet, la problématique des médicaments de la rue constitue une préoccupation majeure tant au niveau national qu’international. La question posée est de savoir si ce problème demeure sans solution ?

Un phénomène ancien qui prend des dimensions à la fois inquiétantes et angoissantes sur l’ensemble de la planète terre, explique toute la pertinence du choix par les organisateurs.

Dr Aboubacry SARR, Conseiller Technique (CT) en service au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) à d’emblée camper le sujet en précisant les causes de ce fléau mondial,  après avoir expliqué les notions de médicaments de la rue, les médicaments falsifiés et surtout le marché illicite des médicaments.

Mr Mahine NDIAYE de la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) est revenu sur la définition de la notion de médicaments contrefaits et a expliqué le circuit officiel de commercialisation du médicament. Il continue ses propos en parlant de l’ampleur du problème et de ses conséquences sur la population pour dire que : entre drogue et faux médicament il n’y a pas de différence. Selon lui, il faut impérativement combattre le fléau. Mais en quoi faisant ?

Me Massokhna KANE, débuta ses propos pour dire que le vendeur de médicaments de la rue est « un tueur silencieux et anonyme ». Il a posé un certain nombre de questions parmi lesquelles :

  • Pourquoi la ruée de la population vers ce marché ?
  • Quelle action pour conjurer le phénomène ?

Il n’a pas manqué de souligner les actions entreprises par son association avec la collaboration du MSAS envers les autorités religieuses d’où l’élaboration d’une feuille de route en vue de trouver une solution adéquate pour ce fléau.

Une vingtaine de personnes est intervenue à la suite des panélistes pour contribuer, donner des suggestions ou poser des questions.

Toutefois les intervenants ont fait constater un déficit de sensibilisation et de communication sur la question. Au demeurant, il ressort des interventions un sentiment général d’inquiétudes et de pessimisme car soutiennent-ils, les autorités politiques et administratives semblent être des complices si non impuissantes devant la situation grave : il est évident que les délinquants sont connus et bien identifiés sans être inquiétés.

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